Ma réalité n’est qu’une fiction pour les autres !

Etant une de ces personnes qui animent régulièrement un avatar sur la toile, je me suis souvent posé la question de savoir où s’arrête la réalité et où commence la fiction. Tout comme mes séances devant un miroir, je me surprends régulièrement à observer le monde qui m’entoure et me demander si ce décorum vit car j’y suis acteur, ou s’il n’existe que pour m’entraîner vers là ou l’on compte m’emmener.

Est-ce que tel passant aurait choisi de traverser la rue peu importe mon action antérieure ? Est-ce que telle décision aurait été prise quelque soit mon intervention en réunion ?J’en reviens souvent à m’imaginer comme un rat de laboratoire libéré dans une cage dont les murs ne seraient autres que mon horizon. Vivant, croyant vivre au sein de mon « monde connu », je m’abreuve de ce que je vois. Cependant mes attitudes actives ou passives ont bien du mal à incurver la courbe de la destinée. Le tout étant désormais de savoir si il existe un être supérieur qui préside nos destinées ou si, tout simplement, le monde est construit de sorte que chaque être soit un décor pour son prochain. Ma réalité n’est qu’une fiction pour les autres…
Un des romans les plus troublants que j’ai lu dernièrement est sans conteste « Les Falsificateurs » d’Antoine Bello. Même si le procédé peut paraître grossier, beaucoup d’événements changent de « coloration » si on se laisse une chance de se laisser pénétrer par l’idée de falsification du réel. La brèche ainsi ouverte est vertigineuse et lumineuse d’évidence. La véracité de certains événements relatés dans la presse me paraît bien suspicieuse après la lecture de ce très bon livre, mais est-on loin de la réalité avec le CFR (Consortium de Falsification du Réel) ?

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