Un hall, un soir, la cohue

Bon ! Un retour de plus au milieu de la cohue de fin d’après-midi au sein de la gare… Il fait chaud, l’excitation et l’énervement sont perceptibles dans les intonations, les gestes. Je ne croise que des regards fermés, pressés, stressés. Des milliers de chemins se rencontrent, s’entrechoquent mais sans s’enrichir. Bien au contraire.
Moi non plus je ne suis pas totalement serein, un coup de coude, une personne venant couper ma route, suffisent pour me faire exploser intérieurement. A quoi bon cette vie. Métro, boulot, dodo, jours après jours, je rejette toujours au lendemain ces petits moments qui me rendraient heureux. Une fois de plus, je chasse de mon esprit ces petites divagations sentimentalistes (j’interpellerais bien la première jeune fille en fleur, comme ça,pour le plaisir, pour mon plaisir, un verre et on se quitterait sans même se connaître); ma camisole intellectuelle reprend inlassablement le dessus.
J’ai de plus en plus de mal à entrevoir la destinée du genre humain. Nous sommes le résultat d’une incroyable série de hasards heureux, rien n’aurait pu nous garantir notre avènement sur cette planète. Et pourtant nous sommes capables du pire, de nous complaire dans la fange de la guerre, de la jalousie, du pouvoir et de l’argent-roi. Ces notions, dangereuses et déviantes pour le genre humain, sont bien loin des inquiétudes de nos grands anciens. Alors à quoi bon … Sommes nous ici pour une mise à l’épreuve, pour démontrer que l’intelligence n’est que sœur de la fin du genre humain. Bien heureux les animaux, dont la vie se résume à la satisfaction de leur «reptilien»…

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